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Projet

Améliorer la qualité de l’air, une priorité d’innovation pour Keolis

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Publié le9 NOV. 2022
AuteurKeolis
La Journée sans voiture du 18 septembre 2022 est un rappel de l’impact positif des mobilités partagées et douces pour réduire la pollution de l’air. En tant qu’acteur majeur des transports publics, Keolis innove au quotidien pour promouvoir une alternative durable à l’autosolisme sur les territoires, ainsi que pour diminuer encore davantage son impact.

La pollution de l’air, un défi environnemental autant que sanitaire 

Les particules fines, issues de sources naturelles et industrielles, altèrent l’air que nous respirons. Chaque année, la pollution de l’air serait à l’origine de 48 000 décès prématurés en France et de plus de 9 millions dans le monde. Si les transports participent à ce phénomène (combustion des carburants, abrasion des pneumatiques et des systèmes de freinage, etc.), le report massif vers les mobilités partagées et douces permet de limiter l’impact des transports sur la qualité de l’air. Keolis souhaite donc développer les mobilités alternatives et limiter ses propres émissions tout en contrôlant la qualité de l’air dans ses enceintes souterraines. Des défis de taille… mais aussi des opportunités d’innovation au service des passagers.  

© Jacek Dylag
© Jacek Dylag

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des émissions de polluants sont liées à la voiture individuelle en milieu urbain

3

français sur 4 vivent dans des zones desservies par une ou des gares intégrées dans un réseau de transports

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Objectif de réduction des émissions carbone entre 1990 et 2030 dans le cadre du Pacte Vert de l'Union Européenne

Limiter au maximum les émissions de polluants 

Pour Keolis, limiter les émissions afin d’améliorer la qualité de l’air passe par l’accélération de son plan de transition énergétique :  un nombre croissant de bus électriques et hydrogènes sont mis en service sur les réseaux, les chauffeurs, formés à l’écoconduite, réduisent par ailleurs leur consommation de carburant, limitant ainsi les émissions. Parallèlement, le Groupe soutient l’essor des nouvelles mobilités dans les territoires (transport à la demande, vélo, covoiturage…) et encourage l’usage des transports publics grâce aux nudges numériques. De nouveaux procédés techniques sont également déployés ou à l’étude pour limiter les émissions de particules :  le remplacement du freinage mécanique par le freinage électronique dans le métro ou l’injection d'hydrogène dans les moteurs diesel des bus. 

Au Danemark, Keolis utilise des panneaux solaires sur le toit de ses bus pour favoriser une « mobilité verte ».
Au Danemark, Keolis utilise des panneaux solaires sur le toit de ses bus pour favoriser une « mobilité verte ».

Mesurer avec précision la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines (EFS)

Keolis se mobilise également pour maintenir la pollution de l’air dans les stations de métro sous les seuils recommandés par l’OMS, et offrir un air sain durant leur trajet, à l’instar de Rennes qui présente des résultats sous les seuils recommandés en station 

Au préalable, il faut disposer de mesures précises et régulières dans les EFS (Enceintes Ferroviaires Souterraines). Keolis a pour cela réalisé 6 campagnes de mesures volontaires entre 2004 et 2015. Le sujet devient partenarial en 2020, sous l’impulsion de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) qui publie un protocole harmonisé de mesure. Aux côtés de plusieurs AOM, Keolis s’engage dans une démarche commune visant à obtenir de nouvelles données objectives et comparables des particules fines dans toutes les stations souterraines et les rames. L’analyse de ces données au sein des datalabs du Groupe favorise ainsi la compréhension des facteurs qui impactent au quotidien la qualité de l’air. Sur le long terme, cette démarche permettra au Groupe d’établir un processus sur mesure de traitement de la qualité de l’air commun à l’ensemble de ses réseaux.

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Afin de maintenir le niveau de pollution dans les stations de métro sous les seuils recommandés par l’OMS, Keolis travaille à établir un processus de traitement de la qualité de l’air commun à l’ensemble de ses réseaux.

Capter, aspirer, renouveler… des dispositifs innovants pour réduire l’indice de pollution en station 

Quelles sont les innovations pour réduire l’indice de pollution en station ? À l’occasion de la Journée sans voiture, Eric Callé, Directeur Innovation et Industrialisation de Keolis, a rappelé l’importance des partenariats lors d’une conférence pour le média en ligne Maddyness : « Il faut travailler en écosystème avec des startups, des laboratoires de recherche et des universités pour trouver ensemble les bonnes solutions ». Keolis collabore ainsi avec la startup Bioteos pour mesurer l’impact des solutions déployées en faveur de l’amélioration de la qualité de l’air. La startup a en effet mis au point une solution de purification de l’air qui utilise des microalgues filtrantes.

Les vidéos Maddyness sont disponibles en fin d'article.

Portrait d'Eric CALLE

Eric Callé

Directeur Innovation et Industrialisation de Keolis

«  Il faut travailler en écosystème avec des startups, des laboratoires de recherche et des universités pour trouver ensemble les bonnes solutions. »

Le Groupe a également identifié trois enjeux principaux ayant trait à la qualité de l’air en station et travaille avec les Autorités Organisatrices de Mobilité à déployer de nouvelles solutions pour chacune de ces priorités : 

- Limiter les émissions de particules fines, à travers par exemple le remplacement partiel du freinage mécanique par le freinage électronique des véhicules ou la formation des conducteurs à l’écoconduite, 

- Capter les polluants à la source, grâce à l’installation d’un dispositif d’aspiration sur les véhicules directement lié aux organes de freinage, permettant d’orienter les poussières vers un aspirateur, 

- Traiter l’air des stations, grâce à de nouveaux systèmes de filtration de l’air en station ou d’évacuation des particules fines. Un dispositif composé de ventilateurs soufflant l’air sur des filtres devrait par exemple permettre de réduire la pollution aux particules fines de près de 30 %. 

Autant de projets amenés à se développer dès la validation des résultats de ces expérimentations, comme l’a rappelé Antonia Höög, Directrice RSE de Keolis, durant la conférence Maddyness.

Keolis développe trois types de solutions pour améliorer la qualité de l’air en station
Antonia Höög

Antonia Höög

Directrice RSE de Keolis

« Grâce à notre dimension internationale, nous pouvons travailler avec les acteurs locaux puis déployer à grande échelle les initiatives qui ont le mieux fonctionné. »